Saleve Mont de Geneve
Franleno_Production
23 Junio 2026

Le Salève et le Tour de France : une histoire rare mais marquante

Situé aux portes de Genève, le massif du Salève entretient une relation singulière avec le Tour de France. Malgré sa proximité immédiate avec l’agglomération genevoise et sa réputation de terrain d’entraînement privilégié pour les cyclistes de la région, il n’a été emprunté qu’à de très rares reprises par la Grande Boucle.

Le passage le plus emblématique du Tour sur le Salève s’effectue généralement par le col de la Croisette, principale porte d’accès au massif depuis les Monts du Genevois.

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Premier passage en 1973

Le Tour de France découvre véritablement le Salève lors de la 7e étape de l’édition 1973, disputée entre Divonne-les-Bains et Gaillard. L’ascension est alors classée en première catégorie. L’Espagnol Luis Ocaña franchit le sommet en tête.

À cette période, les organisateurs cherchent à diversifier les difficultés proposées aux coureurs en intégrant des ascensions moins connues que les grands cols alpins traditionnels mais réputées exigeantes.

Confirmation en 1974

Le massif figure de nouveau au programme l’année suivante lors de l’étape Besançon-Gaillard. Cette fois, c’est l’Espagnol Gonzalo Aja qui passe en tête au sommet.

Ces deux passages consécutifs contribuent à faire connaître le Salève auprès du public du Tour de France et des amateurs de cyclisme.

Retour en 1981

Le Tour revient dans la région lors de l’étape reliant Thonon-les-Bains à Morzine. Le Salève est alors classé en deuxième catégorie. Le Belge Hendrik Devos y passe en tête.

Cette apparition illustre l’évolution du rôle du massif dans le parcours : davantage considéré comme une difficulté de transition avant les grands cols alpins que comme un obstacle majeur de l’étape.

1992, dernière apparition du XXe siècle

Le Salève réapparaît lors de l’étape Dole – Saint-Gervais Mont-Blanc. Reclassé en première catégorie, il voit le Français Fabrice Philipot franchir le sommet en tête.

Après cette édition, le massif disparaît du parcours du Tour de France.

 

 

Pourquoi le Salève est-il si rarement emprunté ?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette faible présence dans l’histoire de la Grande Boucle :

·      sa position relativement excentrée par rapport aux grands enchaînements alpins ;

·      des routes parfois étroites au regard des exigences logistiques actuelles du Tour ;

·      la concurrence des grands cols savoyards et haut-savoyards, souvent jugés plus spectaculaires et plus attractifs sur le plan médiatique.

Malgré cela, le Salève conserve une place importante dans la culture cycliste régionale. Sa proximité avec Genève et ses pentes soutenues en font depuis longtemps un terrain d’entraînement de référence pour les grimpeurs et les amateurs de cyclisme.

Un retour annoncé en 2026

Après plus de trente ans d’absence, le Tour de France doit retrouver le Salève lors de la 15e étape de l’édition 2026, entre Champagnole et le Plateau de Solaison. Le parcours prévoit un passage par le col de la Croisette.

Il s’agira du cinquième passage officiel du Tour de France sur le massif du Salève depuis sa création.

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